Le cerveau ne naît pas. Il se sculpte. Boris Cyrulnik dit cela : >grandir dans l'amour _hypertrophie la zone de la récompense_. L'enfant devient un adolescent qui lit le monde avec optimisme. À l'inverse, grandir dans la punition, dans l'insulte, dans la dévalorisation - hypertrophie la zone de la punition. Et cet enfant-là va tout interpréter comme un malheur, même ce qui ne l'est pas. Ce n'est pas une métaphore. C'est de la neurologie. Le cerveau est un organe qui se construit dans la relation. Pas dans l'isolement. Pas dans l'abstraction. Dans le frottement quotidien avec l'autre, dans la qualité de ce que l'on reçoit depuis les premiers mois. [[Nous avons besoin d'êtres corrigés]] J'y pense souvent, dans mon rôle de père. Cette idée que chaque interaction laisse une trace. Que l'amour filial n'est pas seulement une valeur morale, c'est une _décision d'architecture_. On construit quelque chose, sans voir le plan, sans pouvoir effacer. Je le sais car [[En devenant parent on revit son enfance|j'ai le sentiment de l'avoir deja vécu]] Mon **moi du futur** - et surtout le leur - sera en partie le résultat de ce que je fais aujourd'hui. Ce n'est pas une pression paralysante. C'est une responsabilité qui donne du sens à l'effort quotidien. Grandir dans l'amour ne garantit rien. Mais cela donne une _tonalité de départ_. Un terrain plus fertile pour traverser ce que la vie réserve, inévitablement. Le cerveau se sculpte. Par qui, et par quoi, depend de nous. ### Referencias %%o ejemplos%% ### Links - [[2025-03-06 - Pourquoi l'amour, on y revient toujours _]] - [[Les adversités de l'enfance sont la source de problèmes adultes.]]